Acropole

Ô passager numérique, toi qui avec hardiesse passe le seuil de notre cité, à Bominus offre un sacrifice digne de Chronos, un peu de temps en notre antique et décadente compagnie.

Agora

Chronos

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Archives quotidiennes : 26 mai 2010

Mon ancienne agence :

Ma nouvelle agence :

Je les plantais dans mon chapeau, comme autant de graines qui à la faveur de la pluie auraient pu faire germer des idées merveilleuses. J’attendais sur mon perron, vêtu de mon seul couvre-chef, qu’un vent favorable caresse le calcium. Ma tête comme une girouette, tournait de droit à gauche, à la poursuite du moindre courant d’air. Tous mes membres étaient tendus dans un commun effort, pour accompagner avec harmonie cet unique mouvement de ma nuque. Une véritable joie m’emplissait alors. Mais jamais, je n’ai pu arriver au bout du processus. Ma femme, cette chimère blonde, alertée par les échos des voisins de balcon en balcon, me jetait furieusement de grands draps sur le corps. Désorienté, je n’avais d’autre choix que de me recroqueviller à terre, et de m’y rouler, désœuvré.

En l’épousant j’avais cru dire adieu à ma solitude, et dans ses grands yeux remplis de fumées, dans les arrêtes de son ossature, j’ai songé avoir trouvé un reflet à ma folie.

(Fait grâce aux jeux littéraire sur http://www.zulma.fr/)